Les glissades en luge

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Tous les enfants du village se souviennent des hivers rigoureux, du canal sur lequel on patinait, des ruisseaux d’eau usée qui gelaient dans les rues et devenaient de merveilleuses patinoires mais surtout de la neige en abondance qui recouvraient les rues. Beaucoup d’enfants se dépêchaient de rejoindre le sommet des rues Bellevue et des Libérateurs pour d’inoubliables glissades en luge. À l’époque, le comportement de deux villageois qui habitaient la même maison Rue des Libérateurs n’avait pas échappé à la petite Marlène. L’un d’entre eux détestait les cris des enfants qui lugeaient devant chez lui. Il les grondait puis jetait des cendres sur la neige pour stopper net leurs glissades. Son voisin, qui aimait les enfants, sortait aussitôt avec sa pelle et recouvrait les cendres de neige fraîche pour que les glissades puissent reprendre. À l’époque, les glissades dans les rues en pente ne présentaient aucun danger pour les enfants car les automobiles étaient très rares.

Témoignages de Mesdames Marlène Buhler, Francine Ehrhard, Huguette Goepfert, Danièle Hess et Messieurs Edouard Bientz, François Goeller, Bernard Kleiber et Joseph Moser